Indonésie (2/5) – Komodo – Mai 2012

Seconde partie du récit, vous pouvez lire le début ici :

Indonésie (1/5) – Gili Trawangan

Après quelques jours au paradis sur l’île Gili Trawangan, nous avons rejoint Lombok où nous avons passé une nuit à Senggigi avant d’embarquer à bord d’un bateau Perama pour partir à la chasse au dragon. Bon dés qu’on sait que “chasse” c’est prendre des photos et “dragon” c’est varan de Komodo, c’est un peu moins classe mais très chouette quand même ! Ci-dessous, notre itinéraire :

Les dragons se trouvant relativement loin, sur l’île de Komodo (mais aussi sur l’île de Rinca et à quelques autres endroits dans ce coin), nous voilà partis pour quelques jours de navigation avec une quinzaine d’autres voyageurs dont quatre français. Nous étions répartis en deux classes : “Deck” et “Cabine”. Nous étions sept à avoir choisi le pont qui était moins cher et qui paraissait plutôt sympa vu de la page internet qu’on avait consulté de France. Par un hasard incroyable, parmi les cinq autres “équipe pont” se trouvaient nos quatre compatriotes. Coïncidence ? Ça nous a paru évident. Qui imaginerait que les français choisissent systématiquement la solution la moins cher quand ils le peuvent ? Le septième était un indonésien originaire de Sumatra qui faisait également du tourisme.

Notre beau bateau :)

Notre beau bateau 🙂

Nous sommes donc partis, confiants, dormant sur le pont, pour… pour… affronter une tempête ?! Je ne sais pas si vous voyez bien le toit du bateau sur la photo au dessus. C’est une bâche. Une bâche dont l’étanchéité laissait quelque peu à désirer. Résumons la situation : nous dormons sur le pont, sous une bâche percée, aux creux de vagues gigantesques. Entre le matelas en simili cuir collant, l’eau qui vient du plafond, les “retours de vagues” quand l’arrière du bateau tape l’eau… C’était parti pour une bonne nuit de sommeil. Bizarrement, j’ai vraiment bien dormi. Et à ma plus grande surprise, au petit matin, nous avons assisté à un superbe levé de soleil sur une mer d’huile… Avec des îles paradisiaques tout autour de nous.

Plutôt sympa non ? Au programme, balades et “PMT”. Palme masque tuba. Ok, je vais dire snorkeling comme tout le monde. D’autant plus qu’on n’avait pas de palmes au final. Nous avons ensuite continué à voguer, visitant d’autres îles, en particulier Satonda qui, en tant qu’ancien volcan qui se respecte, dispose d’un lac à 200 mètres de l’océan.

Et finalement, nous avons atteint Komodo. Il y avait Herbert qui nous attendait :

Herbert, photo non zoomée. Nous étions proches.

Herbert, photo non zoomée. Nous étions proches.

Nous avons très vite été pris en charge par des rangers afin d’éviter tout accident regrettable qui aurait pu se produire en présence de dragons de Komodo. Une chouette balade dans la forêt où nous avons croisé de nombreux camarades d’Herbert. Le guide a attendu le milieu de la promenade pour nous dire que c’était plutôt bien qu’on soit un peu nombreux, parce qu’on faisait fuir les serpents. Des serpents ? Des couleuvres j’imagine, des… Non ? Des ? Python réticulés ? Cobras cracheurs d’Indonésie (vous savez, les “Naja”) ? Vipères de Russell (une bestiole charmante.) ? Crotales arboricoles (mon préféré !) ? Et encore d’autres ? Sympa cette île. On campe là ? Non ? Rhooo.

Nous avons ensuite repris le bateau pour aller observer quelques magnifiques récifs coralliens avant de nous diriger vers Labuan Bajo où nous allions passer la nuit, ancrés au port.

Le lendemain, retour au pays des dragons, mais sur l’île de Rinca cette fois. Pour mettre l’ambiance, un panneau se trouve à l’arrivée avec l’ensemble des gens ayant été tués précédemment par les dragons, “uniquement des locaux” nous a-t-on assuré. Et nous voilà repartis dans la forêt pour essayer d’apercevoir à nouveau les grands varans. Après une heure de marche, nous n’en avions vu aucun. Nous rentrions pensant être bredouilles, quand, arrivés au camp de base…

... Bon alors les tongs, je te les laisse finalement.

… Bon alors les tongs, je te les laisse finalement.

Ils nous attendaient sagement. Une dizaine d’individus environ, dont certains jeunes qui pouvaient se targuer d’attraper des geckos sans trop de difficulté… Oui, on ne dirait pas comme ça, mais un dragon ça court vite. Ça a également donné une réponse tout à fait claire à la question “Tiens, c’est marrant, pourquoi ils font leurs maisons sur pilotis ?”.

Nous avons ensuite repris le bateau et entamé le voyage retour vers Lombok, frôlant un volcan gigantesque, flirtant avec les dauphins et nous arrêtant dans divers endroits tous plus beaux les uns que les autres. Tiens, si je vous demande comment vous imaginez “l’île déserte” ? Celle où il faut dire quel livre on emmènerait si on ne devait en choisir qu’un ? Oui ? Toute petite, quelques palmiers au milieu et le reste c’est du sable ? Un peu comme ça non ?

L'île Keramat : Montre en main, moins de 5 minutes pour en faire le tour.

L’île Keramat : Montre en main, moins de 5 minutes pour en faire le tour.

Après cinq jours de “croisière” (oui, oui, ils appellent ça comme ça.), nous étions de retour sur Lombok !

Fin de la deuxième partie. La prochaine fois, nous grimperons au sommet d’un volcan !

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